Dans ce qui suit, la partie libre se joue avec 4 coins à l'intérieur desquels les billes 2 et 3 ne peuvent rester que 2 coups consécutifs. Après quoi, une de ces billes doit « sortir » du coin en question. Cependant, il n'est pas interdit de faire sortir cette bille et de la faire rentrer à nouveau grâce à un rappel.
Ces coins s'étendent du premier losange de la petite bande au deuxième losange de la grande bande immédiatement adjacente (voir la figure 1).

Figure 1: Représentation à l'échelle pour un billard de 2,85 m entre les petites bandes. Les billes présentent un diamètre de 62 mm.
Il est rapidement évident que ni notre bras, ni notre interprétation visuelle ne sont à l'abri d'erreurs nonobstant tout entraînement intensif. Par conséquent, il est indispensable de mettre au point une méthode de jeu sobre, logique et efficace. C'est la conception qui relève exclusivement du raisonnement. C'est à ce point vrai que pratiquer la conception ne nécessite pas de jouer physiquement.
Il est aussi facile de constater qu'un billard (dont la longueur est le double de la largeur) est... très grand:
Il est coutumier de dire que les bons joueurs --et a fortiori les très grands joueurs-- « réduisent » cette surface en jouant le 1/3 du billard grâce à la conception. Dans le billard moderne, il est admis que le jeu tactique s'exécute dans une zone qui ne va pas au-delà du deuxième losange incrusté sur les grandes bandes. Arrivés à ce stade, les joueurs retournent la position pour (re)descendre vers la petite bande du tiers où ils effectuent leur série. Ainsi, sur un billard de match, l'espace de jeu se restreint-il à un rectangle de 0,75 m sur 1,43 m. Et sur un petit billard, à un rectangle de 0,60 m sur 1,15 m. Ceci représente une réduction de surface de jeu à ~25 % de la totalité de la surface d'un billard (voir la zone bleutée de la figure 1).
Dans toute la conception à la libre, n'entrent réellement en jeu que:
À la libre, notamment, la conception tourne essentiellement autour:
La dominante est la position qui permet de conserver les billes 2 et 3 devant soi, toujours en direction des coins et cela par la seule utilisation du rejet naturel provoqué par le choc des billes, c'est-à-dire sans utilisation du rétro (figure 2).
La forme de série qui illustre le mieux le principe de la dominante est la série américaine que nous aborderons ultérieurement.
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Figure 2: position typique de dominante.
Pourquoi le tiers du billard?
Les figures (3, a-d) sont assez explicites: dans le 1/3, nous disposons de 7 points d'appui naturels qui constituent de précieux atouts.

Figure 3: les 7 points d'appui naturels du 1/3 du billard.